Les origines

 

PÉRIODE CELTIQUE : le territoire qui forme la commune de Bréhan était autrefois l'extrême frontière Sud-Ouest des Curiosolites du côté des Vénètes. Cette contrée faisait partie de la fameuse forêt de Brékillien qui allait des montagnes du Menez au Nord, en passant par Ploërmel vers St Méen.

Il reste peu de vestiges de cette époque si ce n'est certains noms de village comme : Penhouët, le Haut du Bois, Glécouët...

PÉRIODE ROMAINE : les hauteurs de Bréhan furent occupées de bonne heure et pendant longtemps par les Romains, d'abord pour empêcher les Curiosolites et les Vénètes de se porter mutuellement secours ; puis pour surveiller les cours de l'Oust et du Lié, et enfin, plus tard, pour garder la voie romaine de Vannes à Corseult qui traverse Lanouée à une petite distance.

A l'extrémité Sud-Est de la commune, sur la lande qui domine le cours de l'Oust, se trouve un camp que les habitants appellent encore le camp de César. C'est dans un champ situé 200 m plus au Nord, appelé le cimetière des soldats, qu'en 1860 des pots remplis de cendres furent trouvés.

Une enceinte fortifiée existait également entre Les Touches et Fortville, qui tire certainement son nom de là.

ARRIVÉE DES BRETONS EN ARMORIQUE : la guerre civile ayant éclaté parmi les Bretons insulaires, quelques chefs de Clans appelèrent à leur secours les pirates saxons. Ceux-ci ne manquèrent pas de profiter de l'occasion qui leur était offerte et finalement gagnèrent le pays, contraignant les habitants à se retirer. Les uns se réfugièrent en pays de Galles et de Cornouailles et les autres passèrent en grande bande en notre petite Bretagne où ils furent recueillis.

Un de ces Clans s'appelait à son origine Brec'han. Il occupait au midi de la Grande-Bretagne, du côté de l'Irlande un vaste territoire nommé la Bréhannie. Ils débarquèrent sans doute au port du Légué et trouvant cette contrée occupée par d'autres émigrés, ils se partagèrent en 2 groupes dont l'un se dirigea vers Moncontour et l'autre vint occuper le territoire qui forme la commune. A cette époque, l'orthographe était : Bréhant, ce n'est qu'au XVIIIe siècle que la consonne finale fut abandonnée.

LA MAISON DE BREHANT : la maison de Bréhant s'est éteinte en 1879 en la personne de Charles-Napoléon Bihi, marquis de Bréhant, baron de l'Empire.

Parmi les noms illustres de cette famille, on retrouve :

DU TEMPS DE LA RÉVOLUTION

Les années qui précédèrent la révolution furent des années de misère pour les cultivateurs de Bréhan. Malgré cette misère, les paysans avaient à faire les corvées des seigneurs et à les entretenir par de nombreuses redevances en nature.

On ne comptait pas moins de 13 seigneuries dans la commune :

manoir de l'estuer

Durant la révolution, toutes ces seigneuries furent balayées hormis le château de Coëthuan détruit par un incendie en 1961.

En 1790, Bréhan fut érigé en commune et même en chef lieu de canton et eut dans sa circonscription : St Samson, Rohan, St Gouvry et Crédin. Ainsi constitué, il fut annexé au district de Josselin et au département du Morbihan.

Ensuite, en 1800, la commune est rattachée à l'arrondissement de Ploërmel.

En 1801, la commune perd son titre de chef lieu de canton au profit de Rohan.